Onzième Docteur #2 – Un endroit amical, la critique

Onzième Docteur #2 – Un endroit amical, la critique

Le Docteur est de retour avec l’assistante bibliothécaire Alice, sa nouvelle compagne, pour une aventure sur la planète Rokhandi !

Réputée pour être la planète la plus parfaite de l’univers, le Onzième Docteur souhaite remonter le morale d’Alice en lui présentant Rokhandi et ses montagnes de joyaux, ses canyons chantants et son lézard romarin chromatique. Évidemment, rien ne se passe comme prévu : la planète s’est métamorphosée en un immense parc d’attraction ainsi qu’en mines de déchets toxiques… Malgré cela, l’ensemble du personnel et des clients du parc abordent un très beau sourire et semblent être ravis de la situation. Il n’en fallait pas plus au Docteur pour enquêter sur ce changement d’atmosphère des plus désolant.

Al Ewing poursuit son écriture sur la série du Onzième Docteur avec un nouvel épisode bouclé. Si cette structure paraissait utile lors du premier épisode, afin notamment d’installer et présenter le personnage d’Alice, cette fois-ci sa légitimité est quelque peu discutable. Pourquoi ne pas utiliser les annonces faites lors du dernier épisode, concernant les Time Lords et Gallifrey, pour lancer un récit d’une plus grande ampleur ?

Côté points négatifs, on peut également noter les dialogues qui sont particulièrement simplistes et prévisibles. De plus, l’auteur semble vouloir s’attacher à retranscrire parfaitement la personnalité de Matt Smith à l’écrit mais il s’avère que ses expressions et brusques changements d’intentions (et d’intonations) ne fonctionnent pas tellement sur papier…
Malgré tout, le récit n’est pas mauvais et possède quelques points positifs : l’intrigue est bien « creepy » comme il faut, l’aspect politique / critique sociale de Doctor Who est respecté de manière plutôt intelligente et le personnage d’Alice s’affirme comme une compagne avec du potentiel.

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Côté illustration, Simon Fraser nous livre un travail somme toute identique au précédent numéro : un travail plutôt simple, plus ou moins efficace en fonction des planches. À noter tout de même un encrage particulièrement brouillon et peu soigneux qui ne facilite pas l’appréciation des illustrations.
Autre point négatif : hormis quelques pleines pages, le découpage est toujours aussi classique et standardisée… Il serait temps d’intégrer un peu de folie dans cette série, il s’agit de Doctor Who après tout !

Concernant le travail de colorisation de Gary Caldwell, il s’agit à mon avis du plus gros point négatif : je trouve les couleurs criardes, simplistes et sans vie… On ne ressent aucun projet artistique, juste une obligation de coloriser numériquement ces planches parce que « c’est la règle ». Espérons que la série changera de coloriste ou que Gary Caldwell reverra sa technique de fond en comble.

Enfin, Akileos poursuit son travail de publication en proposant un fascicule de qualité aussi bien en ce qui concerne le papier, que l’impression ou la traduction. Les rappels, résumés et bonus sont en outre les bienvenus et permettent au comics de combler aussi bien les experts que les néophytes. J’encourage très vivement Akileos à poursuivre dans cette voie afin de briser les stéréotypes existants sur les comics Doctor Who en France.

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Le Onzième Docteur revient dans un nouvel épisode bouclé en demi teinte et finalement assez dispensable. Si l’édition d’Akileos est au rendez-vous ce n’est malheureusement pas le cas des illustrations de Simon Fraser et des couleurs de Gary Caldwell. Vivement un récit important s’étendant sur plusieurs numéros et, pourquoi pas, une nouvelle équipe créatrice.

A propos de Alexis

Fondateur et rédacteur en chef de Whoniverse.fr, je suis avant tout un fan de cette grande épopée qu'est Doctor Who depuis 1963.

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