[50 ans] – Lettre à mon Docteur

[50 ans] – Lettre à mon Docteur

Cher docteur,

Disons plutôt très cher docteur, moi qui veut t’écrire une lettre, je ne trouve pas mes mots. Comment parler avec le bout de ses doigts quand on ne veux pas écrire avec son coeur pour garder son paraître ? Je n’ai pas grand chose à te dire après tout, mes sentiments à ton égard étant aussi simples que communs à des millions d’autres.

Le voilà le problème, comment moi puis-je me nommer écho du monde alors qu’il n’a pas vraiment de secret pour toi ? Mais toi qui flagorne depuis le début des jours, nous connais-tu vraiment ? Sais-tu ce que suggère ton nom soufflé à nos oreilles sensibles de chaque côté de nos têtes ? As-tu la moindre idée de l’importance que revêt tes exploits, non pas pour le temps mais pour nos vies ?

Très certainement pas le moins du monde. Pourquoi connaîtrais-tu chacun de nous alors que nous ne te connaissons pas ? Des siècles que tu arpentes nos rues en te souciant de notre confort sans te soucier de l’ordre chronologique du temps lui même, alors pourquoi celui de nos vies ? Des siècles d’histoire sans que ton nom n’y apparaisse.

Fais-tu ceci pour le mystère ou pour nous protéger une nouvelle fois de ce qui affecterai nos foyers ? Pas vu, pas pris certes, mais pris de quoi ? Si les héros sont liés à la lumière, pourquoi t’obstines-tu à rester dans l’ombre ? Si notre réaction te fait douter, sache que l’inconnu est le propre de l’homme, que sans lui, il ne se jetterai pas dans le vide pour inventer son nouveau quotidien. Une pomme sous un arbre, un cerf-volant tenu un jour de pluie, ce n’est pas un tournevis, aussi sonique soit-il, qui effraierai l’humanité.

De l’amour à la haine il n’y a qu’un pas, alors quand on chausse du 46 fillette, on a forcément le pied sur cette ligne, je t’aime mais je déteste ton absence autant que tes visites. Je ne supporte plus tout ce mystère mais je ne sais pas si j’accepterai de les connaître. J’aime Zorro mais je me fous de Don Diego, le souci c’est que je ne vois pas ton masque et ton Tornado est bleu.

À qui m’adresse-je d’ailleurs, 900 ans et des poussières mais pas une ride, un secret de jouvence et de fraîcheur que même le père Fouras t’envie. Es-tu alors plus sorcier que docteur ? Et à quoi bon, comme beaucoup j’ai rattrapé le wagon qu’une partie de ta vie révolue et je m’en porte très bien, et tu t’en portes mieux d’ailleurs.

Je pense avoir résolu cet énigme qui n’a d’ailleurs de sens que pour mon cerveau malade, peu importe ce que tu fais ou même qui tu es. Tu es un exemple tout simplement, toujours tourné vers l’avant et sans artifice. Un modèle qui débarque sans prévenir seulement armé de sa bite et de son couteau (sonique).

Bravo peut être, Merci c’est sûr. 

 

Maintenant si comme tout bon docteur tu pouvais prescrire des Dolipranes pour les lecteurs, je t’en serai reconnaissant. Bisous.

A propos de Arnaud

Cultive l'ironie et les MST.

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