Douzième Docteur #1 – Terreurformation, la critique

Douzième Docteur #1 – Terreurformation, la critique

Comme son nom l’indique, il est aujourd’hui question de terraformation dans ce premier numéro de la série comics du Douzième Docteur publiée par Titan Comics aux USA et Akielos en France.

Dans ce premier numéro nous retrouvons le Douzième Docteur (Peter Capaldi) et sa compagne Clara Oswald (Jenna Coleman) sous la plume de l’anglais Robbie Morrison. On doit déjà à cet auteur des œuvres tels que Nikolai Dante ou encore Shakara chez 2000AD.

Le lecteur retrouve donc Clara qui s’est portée volontaire pour superviser la classe de neige de son école de Coal Hill aux côtés de Danny Pink. Le Docteur lui propose alors de l’emmener apprendre à skier (à sa façon) sur les neiges froides de la planète Isen VI. C’est également l’occasion pour le Docteur d’enquêter sur un mystérieux signal reçu par le TARDIS depuis cette destination…
Arrivés sur place, nos deux héros se rendent compte que la planète est désormais recouverte de forêts tropicales. Après quelques péripéties, nous apprenons qu’Isen VI a été terraformé par un magnat des médias et de l’énergie, transformant ainsi « cette ancienne planète glaciaire en un paradis romantique ».
Après enquête et exploration, le Docteur découvre que le signal capté par le TARDIS est d’origine gallifreyenne et qu’il mène tout droit … à un vaisseau abandonné enfoui sous la surface ! Mais le temps presse, et nos héros sont bientôt rattrapés par des tremblements de terre et une menace venue des tréfonds de la planète…

Les dessins sont assurés par Dave Taylor (Batman, Judge Dred) qui pourrait rappeler brièvement un John Romita Jr. en plus cartoon. Je ne suis personnellement pas très amateur de ce style graphique mais il faut avouer que Dave Taylor fait un travail plutôt efficace : le Docteur et Clara sont parfaitement reconnaissable et l’univers visuel de Doctor Who est largement respecté. Peut être est-il desservi par le coloriste Hi-Fi dont la palette numérique n’apporte pas grand chose au numéro.

Globalement, le lecteur se retrouve bien dans l’univers de Doctor Who : que se soit par le graphisme, mais également par la psychologie ou le vocable des personnages. Les références à Gallifrey ou encore l’utilisation du Sonic Screwdriver permettent d’encrer le récit dans le Whoniverse et, à mon avis, de légitimer la série. Sur le fond, on retrouve cette légère critique sociale propre au Docteur (et surtout celui de Capaldi !) sur les modes de vies humains et notre relation au monde qui nous entoure.

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Évidemment, quelques dialogues / punchlines semblent un peu forcés (est-ce une obligation légale de la BBC de placer un « docteur qui ? » dans chacune de ses créations Doctor Who ?) mais le rythme effréné du récit nous fait rapidement oublier ces défauts.

Quelques mots sur l’édition d’Akiléos : le fascicule est de bonne facture, l’impression de qualité et le papier suffisamment épais pour rendre la lecture agréable. La traduction de Diane Lecerf me semble plutôt très bonne : à aucun moment je n’ai senti des dialogues ou des jeux de mots s’affaiblir de part leur traduction en français. L’exercice n’est jamais évident donc bravo à elle ! Un petit point d’information en début de fascicule, afin de faciliter l’accessibilité de l’univers, sur le Docteur, le Tardis et sa compagne ravira les débutants. À l’inverse, les fans et collectionneurs trouveront un petit bonus en fin de numéro qui est fort bien venu. Enfin, point très important : aucune pub dans ce fascicule ne viendra déranger votre lecture !

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Vous l’aurez compris ce premier numéro de la série du Douzième Docteur n’est ni un chef d’œuvre ni une purge. Amateurs de la série télé : le récit s’intégrant parfaitement à la mythologie Doctor Who, il s’agira pour vous d’un bon moment en attendant les prochains épisodes. On se retrouve la semaine prochaine pour la critique de la série du Onzième Docteur !

A propos de Alexis

Fondateur et rédacteur en chef de Whoniverse.fr, je suis avant tout un fan de cette grande épopée qu'est Doctor Who depuis 1963.

Un commentaire

  1. c’est intéressant mais je crois que je vais attendre la compilation plutôt que les sorties mensuels

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